École de voile Louis Charbonneau

MISE A LA CAPE

CAPE ( n.f. du latin caput: tête)
Allure qui permet d'immobiliser le bateau toutes voiles déployées. On peut dire 'prendre à la cape', ' se mettre à la cape', 'capeyer' ou 'tenir la cape',
La cape est obtenue grand-voile bordée plat, foc à contre, barre mise dessous toute. Le bateau devient à peu près immobilisé; la dérive est alors presque de travers. La cape courante laisse au vent du bateau une zone de remous de de l'épaisseur du tirant d'eau qui empêche la mer de briser.
La cape courante peut être utilisée par beau temps à condition que la brise ne soit pas trop faible pour dormir, manger et profiter de tous les autres plaisirs qui accompagnent la voile. Cette allure permet d'étaler un coup de chien en restant presque nez au vent et à la mer. Le bateau n'aura pas tendance à lofer ni à abattre.
Une fois bien équilibré, le bateau a peu de vitesse vers l'avant et dérive lentement dans le sens du vent, tout en créant au vent une turbulence à l'abri des déferlantes. C'est la meilleure position de repos. Elle permet à un équipage fatigué de refaire ses forces. La présence d'une voilure équilibrée permet de rendre rapidement le bateau à nouveau manoeuvrant.
Un homme à la mer ne s'éloignera pas beaucoup du bateau à la cape qui, rendu très vite manoeuvrant, pourra facilement le repêcher.
La cape,. moins dangereuse que la fuite, est de mise par gros temps. C'est d'ailleurs une très bonne façon de récupérer l'homme à la mer. On met le voilier à la cape sous le vent par rapport à l'équipier à récupérer dans la ligne du lit du vent.


Photos Mathieu Lalancette et Joyaube Chapdelaine été 2002

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