Hisser les voiles
Les indications sont formelles, il faut hisser la grand voile en plaçant
le bateau nez au vent. Le barreur prend position et annonce sa manuvre
: Pare à hisser! Annonce le barreur. L'équipier dénoue
les garcettes, elles tiennent la voile à la bôme, quand le bateau
est au repos. Il frappe* la drisse à la têtière de la GV
( point de drisse, i.e., l'oeil au coin supérieure de la voile ), prend
en main l'autre bout de la drisse en ayant pris soin de la dénouer du
taquet *, se retourne vers le barreur et lui répond clairement : Paré
!
Hisse reprend le barreur,
L'équiper s'exécute, la voile
est hissée,
Il utilise le winch pour bien étarquer* le guindant * afin que la voile
soit bien tendue. Il frappe la drisse au taquet, la love
il accroche
la glène* à la tête du taquet ( vrai, pour toute voile hissée).
Il annonce clairement à son barreur que la manuvre est complétée.
Le barreur annonce à tout son équipage sur quelle amure ( ou bordée
) il naviguera, exemple : tribord amure ! il engage son bateau : Pare à
sortir (ou hisser, s'il n'y a pas d'enrouleur ) le génois ou le foc.
Ne jamais hisser la voile avant quand le voilier est nez au vent, pour deux
bonnes raisons. La première : imaginez l'équipier au mât
qui lève la voile avant,
Elle viendra focailler* en plein centre
du bateau, à l'endroit même où est placé l'équipier
et courra de fortes chances de recevoir de violents coups du foc à son
point d'écoute. Les écoutes sont retenues à l'il
de ce point par une manille* métallique ou par de bons nuds de
chaise, articles dangereux si on les reçoit en plein visage. La deuxième
: sous l'effet du vent, le foc (ou génois) travaillerait à l'avant
comme immense gouvernail et le bateau pourrait facilement s'engager sur la bordée
non voulue.