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Gilles Quintal et Carol
sont de nouveaux plaisanciers. Dans cet article, Gilles nous livre
les avenues qui les ont conduits à la voile.
La voile, une passion
insidieuse et sournoise dont il faut se méfier.
Comment en est-on venu à la voile
? Eh! Bien, l'aventure débuta plusieurs décennies
avant que la vraie transition se fasse. Il y a eu ces vacances en
camping au bord de la mer au Rhodes Island avec toute la petite
famille. C'est lors de ce périple, que tout doucement, sans
s'en rendre compte, on a été imprégné
de cette douce folie, qu'est la voile.
Sans trop le savoir, on était
au cur d'une région côtière avec un fort
historique lié à la voile. Immédiatement après
la plage, on se mit à découvrir les environs, les
musées nautiques, les bords de mer, les vagues, les chars
à voile et les marinas avec leurs grands voiliers d'époque
tout en bois. Naturellement, on s'est laissé prendre à
visiter et à faire une balade sur l'un d'eux, à prendre
de multiples photos, pour enfin ramener un tas de souvenirs qui
devaient éventuellement être oubliés au fonds
de la garde-robe. La vie familiale et professionnelle avait repris
le dessus !
Quelques années plus tard, on
a retrouvé nos souvenirs, les mêmes émotions,
... On a donc décidé de refaire le même périple,
mais cette fois, en prenant le temps d'observer, de prendre des
notes, de visiter en détails pour mieux se nourrir de la
vie sur l'eau.
Le projet s'enracinait lentement, mais
les moyens n'y étaient pas. Voulait-on vraiment faire ces
choix exclusifs, ces investissements. On s'est alors rabattu sur
les petits dériveurs empruntés, loués,
À chaque fois, on les laissait avec un petit pincement de
cur.
Première tentative sérieuse
de vouloir passer sur des voiliers plus grands,
Faire partie
d'un club nautique. Direction, le West Island ! Malheureusement
ces clubs avaient bien des restrictions : admissions, avoir un parrain,
frais de membership, dépenses institutionnelles obligatoires
trop élevés, ... D'autres parts l'accès aux
marinas et clubs, dans l'ensemble, semblait réservé
seulement à leurs membres. Dès que l'on s'en rapprochait
d'un peu trop près, on nous a bien fait sentir que c'était
privé... et ça ne nous plaisait guerre.
D'autres recherches nous ont menés vers des formations de
chaises, bien théoriques, de soirées sur les bancs
d'écoles nous demandant un investissement de temps, ce n'était
pas vraiment ce qu'on cherchait. Très peu pour nous, l'apprentissage
par les livres. Il nous faudrait de la pratique.
Autour de nous, personne pour nous aider,
Quelques amis avaient
vu quelques voiliers voilier naviguer au loin
Puis d'autres défis nous sont apparus plus importants que
cette idée de faire de la voile, et le tourbillon de nos
vies personnelles et professionnelles nous ont emportés vers
l'avant.. On s'était dit : " Oublions la voile pour
le moment, puis quand on sera vraiment prêt, on en achètera
un, et on deviendra, peut-être, nous aussi membres d'un club
select ! ", Même si ce n'est pas ce que l'on recherchait.
Mais la passion nous démangeait
toujours. Alors une autre approche, soit la formation privée
et les excursions. Immédiatement, le courant a passé,
les informations arrivaient de toute part, de plus ces gens semblaient
être des passionnés plutôt que des techniciens
de la voile. Les contacts se sont faits et le projet semblait de
plus en plus réaliste. Enfin ! On avait trouvé le
bon filon. L'un d'eux nous proposait de tout apprendre sur la voile
tout en la pratiquant, un peu comme les compagnons de métiers
le faisaient dans le passé. Ainsi, on combinait formation
et excursion. Plus d'hésitation, on partit à l'aventure.
En plus d'apprendre les deux pied sur le pont, on a pu immédiatement
mesurer nos tolérances à la houle et au mal de mer,
la promiscuité, les températures extrêmes, la
pluie torrentielle, le calme plat et le soleil cuisant, sans oublier
les coups de vents inattendus. Et il y eut aussi, les amitiés,
le partage, l'entraide, les grands sourires, la bonne bouffe, le
vin, la nature,
Au retour, la satisfaction se lisait sur le visage de ma compagne
et sûrement sur le mien. On s'est regardé avec un signe
d'approbation qui en disait long. Nos yeux pétillaient de
joie, même si on était fatigué physiquement.
J'avais donc un alter ego qui avait la même passion. L'expérience
était concluante : la voile, c'était pour nous et
on passerait à l'action.
Le plus surprenant restait à venir
L'achat du voilier
et les premières expériences en solo
Gilles Quintal, « Fend le Vent
», lac Champlain
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