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Les productions
du Roi-Soleil
École de voile Louis Charbonneau

Évasion
au Honduras.
Remarques générales
sur notre voyage au Honduras. Objectifs, tourner deux films sur
le Honduras :
Le premier "
Un clin d'oeil d'Alégria 2 ", la visite des îles
de la Bahia à partir du voilier Alégria . L'histoire
de Marianne et de Gaétan, une parenthèse dans leur
périple à travers le monde. La découverte du
peuple des île, les Garifuna, ...Voir.
Ce film et une conférence est également
disponible en
anglais.
Le deuxième
"Évasion au Honduras" ... plus bas :
Contraste entre
les deux régions. La région des îles est beaucoup
plus développée sur le plan touristique de loisirs
: la plongée sous-marine, vacances à la plage attirent
le tourisme européen et des États-Unis (USA). L'influence
des anglais demeure : une colonie anglaise est restée sur
les lieux après le rupture officielle de la dominance de
l'Angleterre. On retrouve la présence des descendants de
ces colons : l'anglais parlé a connu de nombreuses variations.
Les collectivités, amérindiens, garifuna, anglais
et autres semblent bien s'accommoder.
Évasion
au Honduras, le film.
Le continent

Les productions du Roi-Soleil
Caméra, réalisation, idée de,
Louis
Charbonneau
Montage Sylvain Primeau de primeaumédia.com

La semaine saint, ...
très occupée !
10- La journée terminée, les propriétaires
retournaient à la ville, les engagés reprenaient leur
ouvrage.
11- Magdaleno, Maria et Hulman, leur plus jeune, étaient
nos hôtes. Magdaleno entretenait le jardin, faisait de petits
travaux, Maria faisait la cuisine, s'occupait des tâches ménagères.
Une cuisine typique, poulet, bananes plantains, haricots, tortillas,
Mais surtout le sourire, la gentillesse et une grande complicité.



12- Magdaleno était un de nos guides attitrés, en
fait l'homme à tout faire et de tous talents : très
fier de jouer de la guitare et de chanter. Son prix à payer
pour se produire, était de faire partie d'une religion :
ces redresseurs d'âmes fournissait l'instrument,
Une
religion dont nous n'avons vraiment pas compris la portée
sinon celle de se rencontrer, de parler fort, de recueillir de l'argent,
et de jouer de la musique,
C'était le prix à
payer pour entendre notre ami. Il ne pouvait pas apporter la guitare
à la maison.

Maria Holman
et Magdaleno fascinés par les images
13- La magie de l'écran de la camera. Quelle surprise de
se voir et de s'entendre et quel plaisir pour nous ! Ils l'ont regardé
et regardé,
Comme je voudrais être avec eux
quand ils verront le produit fini.
14- Holman, Maria et Magdaleno sont des êtres très
attachants.
15- Des excursions en montagne dans le parc de Pico Bonito. Cette
réserve faunique est très

recherchée
surtout en période de vacances. Forêt tropicale, torrents,
chutes. Chaque pas nous apportaient des paysages sublimes ,
Un émerveillement soutenu.
16- Toute expérience nous laisse toujours songeurs
Il doit toujours y avoir une fin
C'était la fin des
vacances de Pâques pour eux. Holman retournait à l'école
et nous,
nous reprenions notre chemin
Je me demande
toujours si je ne fais pas ces films dans le seul but de rendre
éternels les événements

La photo souvenir
17- Francesco nous a fait une proposition difficile à refuser.
Il nous conduirait à travers le pays, nous montrerait ce
qu'il y a voir,
Sa femme nous accompagnerait, il nous reconduirait
à l'aéroport de Tegucigalpa. De belles surprises nous
attendaient. Visite de petits hameaux
Regarder vivre les
gens, simplement. Essayer de comprendre,
18- Une petite balade en Cayoco particulièrement stressante
: un cayoco n'a pas de quille, l'équilibre est plutôt
précaire
La peur de chavirer
Il y a l'équipement
de tournage,
Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie ! Y avait-il
de alligators ? Des piranhas ( Capitaine ! ) ? Je ne l'ai
jamais su, de toutes manières je ne comprenais rien de ce
qu'il se disait sinon que le guide essayait de me montrer qu'il
y avait des singes dans les arbres
Je n'osais même
pas me retourner de peur de faire chavirer cette frêle embarcation.

Chez les Garifuna
19- Francesco nous attendait pour nous conduire à Tela.
20- Téla. Me lever suffisamment tôt, c'était
encore la nuit, la pleine lune, des oiseaux morbides occupaient
la place centrale de la ville. Ils laisseraient éventuellement
leur place ce serait l'éveil de Téla. Cette ville
fut jadis port bananier prospère du temps de la United Fruit.
Le tourisme semble prendre une certaine place. À Téla
même, les anciennes résidences des anciens patrons
de ces multinationnales ont été transformées
en complexes hôteliers. Complètement entouré
de fils barbelés. Il m'a été impossible d'aller
y filmer
J'ai par contre pu me rendre compte que c'était
de beaux hôtels et qu'ils étaient à peu près
vide. Et dire ... que nous étions dans un hôtel de
troisième ordre.
21- Le Honduras a une population équivalente à celle
du Québec, soit, guerre plus de 7 millions d'habitants. C'est
loin d'être un pays riche : On calcule qu'en moyenne, chaque
habitant vit avec 1200$ US par année. " 21% de la population
a moins de 1$ par jour pour subsister. Peu de moyens, mais ils nous
semblent heureux, ils ont le sens de la famille très développé..
Le taux de natalité est passablement élevé.
La fréquentation scolaire est importante: au primaire, 90%
des gens ont terminé leurs études, au secondaire,
60 %
L'espérance de vie est passée de 52 ans
en 1970 à 68 ans en 2005. La mortalité infantile a
nettement baissée entre 1990 et 2005 ( 44 à 31 ).
22- La population s'est passablement urbanisée depuis les
20 dernières années. La population est moins fortunée
dans les campagnes. Les gens sont éparpillés sur de
petits lopins de terre souvent stériles, ils vont essayer
de subvenir à leur besoin en les exploitant du mieux qu'ils
peuvent. Ils vont travailler dans les mines, comme ouvriers agricoles
dans les exploitations de la banane chez les deux géants
américains, la United Fruit et la Standard Fruit. Sans oublier
les emplois voués au trafic des narcotiques. Et, comme dans
les autres pays de l'Amérique Latine, il y a un grand écart
entre les pauvres et les riches. Plusieurs publications nous ont
mis en garde face aux vol et à la violence. En ce qui nous
concerne, nous n'avons eu aucun problème, ni dans les îles,
ni sur le continent. À Téla, j'ai filmé au
lever du jour sur la place publique et je n'ai ressenti aucun malaise,
aucune agression sinon celle des multiples oiseaux que vous pourrez
voir et entendre sur notre documentaire. La grande majorité
des honduriens est catholique romaine, du moins officiellement :
peu d'entre eux sont pratiquants. Par contre, ces dernières
années, de nouvelles religions ont fait de nombreux adeptes.
Elles ont été importées par les États-Uniens
et occupent de plus en plus de place dans le décor, elles
s'implantent en répondant à leur besoin de regroupement.
Serait-ce une nouvelle manière pur nos amis États-Uniens
de coloniser l'Amérique Latine ? Souvenez-vous de Maria et
Magdaleno ! Ceux qui nous ont accueillis en montagne,
Je
suis persuadé qu'il faisait partie de son regroupement religieux
parce qu'il pouvait y faire de la musique.
23- À Téla,
on retrouve le magnifique jardin botanique de Lancetilla. Francesco
semble connaître tout le monde, il nomme les guides par leur
nom
Nous avons appris que ça faisait plus de 35 ans
qu'il bourlinguait à travers le pays,
Guide touristique,
main d'uvre à bon marché,
Ce jardin occupe
une vaste étendue, il laisse éclore des milliers d'espèces
végétales de toutes les régions tropicales
du monde : Arbres fruitiers, bois précieux, bambou, caféiers,
pour n'en nommer que quelques-unes. Il a été
créé par la United Fruit Company en 1926 pour servir
de station expérimentale voué au développement
de nouvelles espèces de bananes. Il fut cédé
au gouvernement en 1975.
24- Le périple
à travers le Honduras s'est continué. Les routes sont
assez dangereuses. Notre chauffeur/guide/ami semblait bien les connaître.
Par contre, il roulait vite, quelques fois il oubliait les lignes
doubles,
Moi, je me fermais les yeux. Il a même eu
la candeur de nous dire : " Si je frappe, même juste
un chien, je ne m'arrête pas ! " Très sécurisant
25- Notre visite chez le charbonnier. Le charbon de bois est obtenu
en carbonisant du bois de manière contrôlé en
absence d'air.

Faire du charbon de bois
Le procédé
permet de retirer du bois, son humidité et toute matière
végétale volatile afin de ne laisser que le carbone,
soit le charbon de bois.
26- Vieux métier et en plus celui de mes ancêtres en
Normandie. Ce nom de famille, Charbonneau, nom de celui qui écrit
ce texte, est un vieux mots français qui se prononçait
charbonn i au, qui nommait cet amoncellement de bois qui allait
devenir du charbon de bois.

27- San pedro Sula. Le plus grand monument de cette ville de quelques
500,000 habitants, est la cathédrale. Elle est de Style néogothique,
mais son intérieur est plutôt baroque.

Devant le parvis
s'étend le Parque Central, Morazán : c'est le point
de rencontre principal de cette ville.

Les boutiques
y sont très courues et colorées. San pedro Sula a
été fondée à peu près en même
temps que la ville de Québec.

28- L'usine de chaux. L'exploitation du calcaire pour en faire de
la chaux. Le calcaire est cassé et ensuite chauffé
dans un grand four à chaux alimenté au bois. La cuisson
dure cinq jours à une température de 900° environ.
Il est ensuite broyé et mis en poudre. La chaux a de nombreux
usages et cela depuis la plus haute antiquité. Dans le domaine
de l'agriculture, le chaulage est nécessaire pour: neutraliser
l'acidité du sol, pour améliorer l'assimilation des
engrais. La maçonnerie, le plâtre, la céramique,
la pigmentation de peinture. Le chaulage des maisons assure une
plus longue longévité. Sans oublier la salubrité
des déchets : on se rappellera dans les toilettes sèches,
la chaux dans les "bécosses". Et dans des situations
moins drôles, dans les charniers, on pense aux épidémies
de peste et plus récemment, lors des génocides nazi,
rwandais ou autres : c'était la meilleure façon de
bloquer les épidémies.

Manipulation de la chaux
La manipulation
de la chaux demande des précautions. La substance est corrosive
et un contact répété prolongé peut causer
de graves problèmes aux yeux, à la peau et aux voies
respiratoires. Donc, masque. Lunettes, gants,
Faudrait-il
croire que le fait de commencer à y travailler jeune, les
immunise contre les dangers évidents de cette exploitation.

L'église de Copan

Ruines Maya de Copan



27- Copan. Les
ruines de Copan. Un retour en arrière en visitant le site
archéologique, on peut admirer les stèles de la Grande
Plaza, portraits des souverains de Copán datant de 613, le
jeu de balle et l'escalier aux hiéroglyphes ainsi que l'acropole,
ornée de superbes bas-reliefs représentant les seize
rois de Copán. Sculptures et hiéroglyphes sans égales
dans les Amériques. La construction d'un centre habité
par les dirigeants a du apparaître dans cette région
autour de 300 ans avant JC
elle a connu son apogée
du 7e au 9e siècle. Ils voulaient dominer la vallée
de Copan. Ils étaient très développée
en architecture, en astronomie, en écriture. Tout était
construit dans le but de véhiculer l'idéologie religieuse
et d'assurer leur domination politique sur leur sujet. L'arrivée
de Lapin 18, en 695 après JC, a changé toute l'histoire
de l'architecture. Avant Lapin 18, tous les souverains faisaient
presque table rase ; Ils démolissaient et rebâtissaient
à leur goût (comme au ministère de l'éducation
au Québec). Après ce fut différent, c'est la
raison pour laquelle les ruines d'avant lapin sont à peu
près inexistantes. On lui doit le terrain de balle et il
a tout peaufiné. Ce terrain de balle symbolique était
voué au sacrifices humains, la tête remplaçait
la traditionnelle balle. Tous ces dirigeants étaient considérés
comme des demi Dieux. La civilisation a été anéantie
avec l'arrivée de conquistadores au 16e siècle.
28- En portant attention, on a l'impression d'entendre les mayas
construire leur ville. C'est comme si nous y étions. En fait,
les méthodes de construction n'ont guerre changé.
29- Le village
de Copan. Ce joli village aux rues pavées bordées
d'édifices blancs couverts de toits de tuiles rouges est
situé à peine à 1 km des célèbres
ruines mayas. Il est très bien organisé pour recevoir
les touristes, complexe hôtelier simple, mais intéressant.
C'est un village très sympathique.
30- Le lever du jour est toujours un moment magique.

Village de Copan
31- La campagne avoisinante. Francesco nous fait découvrir
une vie simple en nous conduisant chez les paysans : des maisons
sur terre battue, des toits de chôme, une cuisine sommaire,
tortillas, fèves, poulet, un outillage à sa plus simple
expression, des moyens de transport qui ne les conduisent jamais
loin

Chez les paysans
Leur visage souriant
en dit long. Les enfants s'amusent avec des bouts de cordes, courent
après les poules, ramassent les insectes,
Ce sont
eux qui nous font visiter le village.
32- Ils font des
poupées avec des épluchures de maïs. Ils les
vendront au marché du village ou aux quelques touristes qui
s'aventureront dans leur coin humble et éloigné. Quel
contraste ce coin reculé avec le monde dans lequel nous vivons
: le gîte, la nourriture, les rapports entre les gens sont
au premier rang. À première vue on y voit un reflet
de pauvreté, mais cette impression est vite remplacée
par le sentiment que ces gens sont heureux : leur sourire dévoile
une ouverture sur des principes de vie qui semblent bâtis
à partir de ce qu'ils ont et non pas ce qui leur manquerait
comme veut nous faire croire notre société de consommation.
Dans ce coin de pays tous les chevaux n'ont pas encore été
remplacés par les chevaux vapeur et les gens qui y habitent
n'ont pas besoin de parcourir le monde ni de posséder le
dernier gadget électronique pour arborer un large sourire.
Une petite fille est heureuse que Nicole s'en soit intéressé,
C'est peut-être aussi un peu parce qu'elle a réussi
à lui vendre une poupée
35- Le Honduras a été longtemps accablé du
titre peu flatteur du pays le plus pauvre de l'Amérique Centrale.
À les regarder vivre, cette pauvreté n'a pas l'air
à trop les miner si on en juge par leur sourire et leur gaieté
de cur. Leurs critères de richesse ne semblent les
mêmes que les nôtres : gîte, nourriture, fraternité,
amitié, famille,
Beaucoup plus près de la vraie
vie, que nous !
33- à Copan
plusieurs vont travailler dans l'industrie touristique, car le tourisme
est important : il génère de nombreux emplois : guide,
les hôtels, fabrication de babioles..
34- Notre passage
au Honduras fut fort agréable. Un plus grand dépaysement
dans la partie continentale que dans les îles de La Baie.
L'espagnol aurait été un atout pour nous. La gentillesse
et la patience des gens qui nous ont accueillis nous auront permis
de garder de merveilleux souvenirs que nous avons voulu partager
avec vous.

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" Évasion au Honduras "
Commentaires
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Une
façon différente de voyager
Nicole et Louis
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