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École
de voile Louis Charbonneau
Les différentes
allures 

L'allure est l'angle
que le voilier garde par rapport au vent en navigation voir complément en bas de la page suite à un courriel reçu en rapport avec ce graphique.
Maintenir le cap,
veut dire garder une direction en fonction d'un alignement, à
vue, compas ou GPS
Ajuster les voiles
Les border ou les choquer pour qu'elles soient au point de fasseyement,
( le verbe peut s’écrire : faseyer, faséier, fasier, faséer, fasayer, fassier, fasayer, fassayer, donc …)
juste avant qu'elle batte légèrement
( voir
pennons, très utiles ... )
Au près
Allure qui consiste à
régler les voiles de manière à serrer le vent
le plus possible et à gagner sur lui

La Marotte est au près,
bâbord amure ... et au vent du Roi-Soleil, il s'approche le
plus près possible du lit du vent

Photo Louis C.
Ce voilier est vent arrière,
il peut porter un spinnaker, il suit le lit du vent ... on dit qu'il
est tribord amure car le point d'amure de la grand-voile est à
tribord par rapport au reste de la voile

Les voiles du Roi-Soleil
sont choquées ou bordées au point de fasseyement,
le vent frappe à ± 90 degrés (travers) côté
bâbord, une très belle allure, le voilier gîte
moins et il est très rapide, bâbord amure ou bordée
de bâbord ( le vent frappant la bordée du bateau côté
bâbord)

Le voilier, le Capitaine Nemo est au grand
large, le vent vient du 3/4 arrière, les voiles sont éloignées,
mais les voiles avant ne sont pas cachées par les voiles arrières
comme s'il était vent arrière (voilier
familial)
Courriel reçu en rapport avec le graphique "Différentes allures"
Merci beaucoup pour votre site, très intéressant.
Je me permets juste une petite remarque concernant votre illustration des différentes
allures : Selon mes sources le petit largue se situe au vent du travers (première allure de près) et non au portant.
Cordialement
Bonjour,
Très heureux que vous appréciez notre site. Effectivement certains auteurs, tels les Glénans, placent le largue plus rapidement sur l'axe de la position du bateau par rapport au vent, par contre d'autres, Jean Merrien, sommité dans le domaine du vocabulaire marin, placent le largue plus loin sur l'axe.
Il fallait donc choisir. Mon choix a été celui de Merrien pour des raisons pédagogiques, me rendant compte, à partir de nombreuses années, que mes stagiaires pouvaient beaucoup plus facilement négocier la position de leur bateau avec cette approche : l’appellation choisie « que le largue suive le travers » est plus explicite, car c’est à partir de cette position que le bateau cesse de s’approcher de la source du vent. Cette approche est plus simple et plus visuelle et, en plus, acceptée par certains auteurs. L’approche des autres auteurs est explicable, car ne pourrait-on pas dire que toute position, à part le près, est au largue d’une autre … En plus, nous estimons qu’il est plus visuel, et plus logique, selon nous, d’avoir choisi cette terminologie qui montre que le largue débute à partir de la position où le voilier commence à être porté par le vent et que la tire provoquée par le vent de déplacement perd de plus en d’importance. Alors on "largue" choque un peu plus jusqu’ au largue ultime, vent arrière. Nous avons donc choisi la terminologie de Merrien.
Ceux qui utilisent le largue pour un vent venant de 90*, se privent d’un élément facile d’identification précise évident en n’utilisant pas " vent de travers ".
Par ailleurs, quand vous avez parcouru notre site, vous vous êtes surement aperçu qu’il y a quelques autres termes qui ne correspondent pas à ceux trouvés dans certaines régions de France ou d’ailleurs dans d’autres pays francophones.
Le vocabulaire marin français et sûrement dans d’autres langues aussi, est influencé par les autres langues : les navigateurs naviguaient de par le monde et adoptaient toutes sortes de mots venant des différents pays. Jean Merrien a produit un ouvrage, le dictionnaire de la mer, un travail de moine« Robert Laffont, édition 1958, celui en main », surement pas réédité. Ce document a inventorié l’origine de tous les mots, un travail de moine : les influences viennent des basques, des vikings, de hollandais, espagnols, des italiens, … Et de toutes les régions où ils naviguaient. Ils se côtoyaient, empruntaient, adoptaient. Les marins écrivaient même certains mots utilisés par les gens de terre, différemment : loffer ou lofer de lof, loft, lôf, mot du scandinave, …
Le principe de base des marins, dans les écritures, étudié par Merrien, était d’aller au plus simple, au plus facile, … Vrai pour le vocabulaire et aussi pour les manœuvres. L’important, c’est que le vocabulaire utilisé entre barreur et équipiers, soit le même …
Enfin, ne soyez pas trop surpris de trouver des approches ou des termes différents selon les régions du monde.
Merci d’être renté en communication,
Louis
Autres renseignements, voir
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